En quatre mois, vous avez composé votre "Dream Team" des 110 ans de l'OM. La voici.
Elle est là, elle est majestueuse. La «Dream Team» des 110 ans est désormais composée. Telle que vous l’avez choisie. Depuis près de 4 mois, vous avez pu élire poste par poste cette équipe de rêve des 110. Et après 120.000 votes, vos rêves ont pris forme grâce au site des 110 ans qui a connu un beau succès. 500.000 visiteurs uniques l’ont découvert depuis fin décembre pour près d’1,5 millions de pages vues.
La «Dream Team» des 110 ans, c’est une équipe qui a tout gagné, championnats, Coupes de France et Ligue des Champions. Le summum constitué de joueurs de deux générations. Les plus glorieuses à savoir le début des années 70 et celui des années 90. A la voir, les souvenirs reviennent en tête par dizaine.
Le jeune Barthez face à Van Basten, la rigueur d’Amoros, la fougue de Di Meco, la force de Mozer, le coup de tête éternel de Boli, Deschamps qui soulève la coupe, la détermination de Bonnel, les dribbles de Waddle, et les buts à la pelle. Ceux de JPP et de Skoblar.

Fabien Barthez (1992-95 et 2004-06)
Né à Lavelanet pour jouer au rugby, l’Ariégeois est devenu l’un des plus grands gardiens de but de l’histoire du football français. Formé à Toulouse sous la houlette d’Elie Baup, il arrive à l’OM en tant que doublure en 1992. A 21 ans, il devient vite titulaire, gagne le titre de champion de France et, surtout, réalise un match énorme face à Van Basten et consorts en finale de Ligue des Champions 93. S’il quitte l’OM en 1995, il remporte tout avec les Bleus et signe à Manchester. Il revient à l’OM en 2004 et joue une finale de coupe UEFA malheureuse face à Valence et de coupe de France contre Paris. Mais son jeu au pied, sa détente et son côté tête brûlée auront révolutionné le poste.
228 matches : 117 victoires - 60 nuls - 51 défaites

Manuel Amoros (1989-1993 et 1995-1996)
Arrivé en 1989 à l’OM en provenance de Monaco où il évoluait au poste d’arrière gauche, Manuel Amoros est replacé par Gérard Banide à droite. Avec le club olympien, cette star de l'équipe de France remporte quatre titres de champion de France (de 1990 à 1993). Malheureux face à l’Etoile Rouge de Belgrade en finale de la C1 en 1991 où il rate le premier tir au but, Amoros perd peu à peu sa place de titulaire. Après avoir rejoint Lyon en 1993, son amour pour l’OM reste intact. L’international français n’hésitant pas à retourner en deuxième division en 1995 pour aider le club à retrouver l’élite.
172 matches : 103 victoires - 45 nuls - 24 défaites – 2 buts

Eric Di Meco (1980-1983 et 1984-1994)
Le symbole même du minot olympien. En 1984, Eric Di Meco est l’un des grands artisans de la remontée du club pour ce qui restera comme « l’épopée des Minots ». Ne parvenant pas à s’imposer au poste d’attaquant après deux prêts infructueux, Di Meco se convertit en arrière gauche sous l’impulsion de Gérard Banide. Choix judicieux qui permettra au gars d’Avignon de se forger l’un des plus beaux palmarès français. Solide et rude défenseur, il engrangera six titres de champions de France, une coupe de France mais surtout une Ligue des champions avec l’OM en 93.
280 matches : 153 victoires - 75 nuls - 52 défaites – 15 buts

Carlos Mozer (1989-1992)
Repéré par les dirigeants olympiens lors d’un match de coupe d’Europe opposant Montpellier à Benfica, Carlos Mozer s’engage avec l’OM en 1989 contre un chèque de 22 millions de Francs. Un transfert que ne regrettera pas Bernard Tapie. Le Brésilien jouera trois saisons pleines, gagnant le cœur des supporters grâce à son autorité et son côté brutal devant les attaquants adverses. Venu remplacer Karl-Heinz Föster, il s’imposera en défense centrale aux côtés de Boli et Casoni, terrorisant les buteurs du championnat. Il remportera trois titres de champions de France et n’échouera qu’en finale de la Ligue des Champions en 1991.
118 matches : 72 victoires - 31 nuls - 15 défaites – 6 buts
Basile Boli (1990-1994)
Lorsqu’il arrive à l’OM en 1990, Basile Boli jouit déjà d’une réputation de solide défenseur, formé à l’école auxerroise de Guy Roux. Mais sa cote d'amour auprès des supporters n'est d'abord pas très grande. Et ses débuts sont difficiles. A force de travail, le colosse parvint à gagner le cœur du public et à terroriser ses adversaires. Puissant et impérial, il prend une nouvelle dimension avec l’OM. Des larmes de Bari à la joie de Munich où il inscrit le but le plus important du foot marseillais, Boli est aussi le symbole de cet OM victorieux.
163 matches : 96 victoires - 47 nuls - 20 défaites - 26 buts
Didier Deschamps (1989-1994)
Bien sûr, l’image du capitaine soulevant la coupe aux grandes oreilles reste gravée dans toutes les mémoires. Mais la carrière olympienne de Didier Deschamps ne se résume pas à cette conquête. Véritable meneur d’hommes et capitaine dans l’âme, Dédé était un véritable poison pour ses adversaires sur le terrain. Et pourtant, l’ancien Nantais n’était pas promis à une si belle réussite à l’OM après un prêt à Bordeaux. Mais à force de travail et de volonté, il s’est imposé en véritable patron, marquant de son empreinte l’histoire du club. Réunissant toutes les qualités d’un milieu de terrain, le capitaine se construira le plus beau palmarès du football français.
156 matches : 95 victoires - 42 nuls - 19 défaites - 9 buts
Joseph Bonnel (1967-1973)
Avant Zidane, il y a eu un autre Zizou, qui au contraire du champion du monde a porté les couleurs de l’OM : Joseph Bonnel. S’il n’a pas eu l’aura médiatique de Zinedine Zidane, il fut d’une importance unique pour son équipe. Véritable poumon de sa formation, l’OM souffrait terriblement lorsque Bonnel était absent. International français, l’ancien valenciennois se faisait discret hors du terrain mais démontrait une vraie capacité à s’imposer durant 90 minutes. Un vrai marathonien qui ne laissait aucun adversaire prendre le dessus.
241 matches : 129 victoires - 53 nuls - 59 défaites - 56 buts
Dragan Stojkovic (1990-1994)
C’est probablement le plus grand technicien qui ait porté le maillot olympien. Il n’aura pas vraiment eu l’occasion de le prouver. La faute à un genou déglingué. Acheté à prix d’or à l’Etoile Rouge de Belgrade en 1991 après un Mondial brillant en Italie, «Pixie», comme on le surnommait, se blesse rapidement. Dommage que Goethals ne l’ait pas fait rentrer plus tôt en finale de C1 91 face à ses anciennes couleurs tant les joueurs de Belgrade craignait leur compatriote. Parti à Vérone avant de revenir en 1992, il jouera peut-être sa meilleure saison avec l’OM en 1993-94. Exilé au Japon par la suite, il restera quand même dans la mémoire de tous les supporters pour sa classe et son talent.
37 matches : 22 victoires - 9 nuls - 6 défaites - 5 buts

Chris «magic» Waddle (1989-92)
Acheté à prix d’or en 1989 avec son statut de vedette du grand Tottenham de Hoddle ou Lineker, Chris Waddle arrive avec un pression énorme à Marseille. Il doit être la star de cette équipe qui vient de remporter le doublé. Ses premiers mois sont difficiles mais, une fois acclimaté, le gars du nord de l’Angleterre va devenir le chouchou du Vélodrome et gagner le surnom de « magic ». Cet ailier dégingandé était capable de dribbles ahurissants malgré sa lourde carcasse et de facéties mémorables avec sa coupe de cheveux étrange. S’il pouvait passer trois défenseurs en feintes et en accélération, il était aussi expert dans les buts décisifs. Et notamment sur coup franc comme lors du mémorable match face à Bordeaux en 1990 où il marque deux coups-francs et envoie l’OM vers le titre. Sa talonnade face à Bats et surtout sa reprise de volée lunaire pour battre le Milan AC en 1991, autant de scènes entrées dans la légende de l’OM. Un grand qui quittera le club en 1992, un an avant le sacre européen.
140 matches : 86 victoires - 35 nuls - 19 défaites – 27 buts
Jean-Pierre Papin (1986-1992)
Elu Olympien du XXe siècle, Jean-Pierre Papin est l’un des attaquants qui a le plus marqué l’histoire de l’OM. Arrivé de Bruges en 1986, le natif de Boulogne-sur-Mer se donne beaucoup sur le terrain mais manque cruellement d’efficacité. Ses initiales se transforment alors en «J’en Peux Plus» mais dès sa deuxième année, c’est l’explosion. Sa progression est exponentielle : 13 buts en 1987, 19 en 1988, 30 en 1990, 23 en 1991 et 27 en 1992. Avec l’OM il gagne quatre titres de champion de France (de 1989 à 1992), une Coupe de France (1989) et finit cinq fois d’affilée meilleur buteur de D1 (de 1998 à 92). Sa vitesse et son sens du but hors du commun crève l’écran au niveau national et international avec de nombreux buts en coupe d’Europe. Un nom, les « Papinades » a même été donné à certaines de ses réalisations les plus acrobatiques. Ballon d'Or en 91, JPP n’est pas insensible aux sirènes rouges et noires du Milan AC. Il quitte l’OM en 1992 et fait de poignants adieux en s’adressant au public du stade Vélodrome avant d’affronter Cannes.
278 matches : 163 victoires – 67 nuls – 48 défaites – 184 buts
Josip Skoblar (1966-67 et 1969-75)
Né en Yougoslavie en 1941, Josip Skoblar a fait deux passages à l’OM. Lors du premier en 1966-67 (de décembre 66 à mai 67), il inscrit 17 buts toutes compétitions confondues et devient l’idole des supporters olympiens par sa classe et son génie. Pour son retour en 1969, plus de mille personnes l’attendent à l’aéroport. Buteur doté d’une technique incroyable des deux pieds, « l’Aigle Dalmate » explose aux yeux de l’Europe sous le maillot blanc. Champion de France 1971 et 1972, vainqueur de la Coupe de France 1972, il termine meilleur buteur du championnat français trois saisons d’affilée (de 1971 à 1973) et obtient le Soulier d’Or européen en 1971 avec un total de 44 réalisations (3e total de l’histoire). Et de devenir une légende vivante du côté des supporters. Enorme !
210 matches : 114 victoires – 43 nuls – 53 défaites – 174 buts








