110 ans d’OM, de joueurs, de talents, de gestes ou d’exploits. On ne les a pas vus passer.
D'une tête à l'autre, de celle de Basile le bienheureux dans la nuit blanche et bleue de Munich à celle de Souley Diawara dans le stade de France pour retrouver notre honneur.
De celles de Didier Couécou et Josip Skoblar dans l'inauguration du nouveau Parc des Princes contre Bastia après les dribbles chaloupés de Roger Magnusson et ses centres diaboliques.
De celle décroisée de JPP trompant Ettori pour un deuxième doublé et la bise de Mitterrand.
De celles de Félix Pironti, dit tête d'or, pour l'ensemble de sa carrière, à celle de René Bihel pour le titre à la dernière minute du dernier match à Sochaux en 1948.
De la frappe lumineuse de Lucho offrant le but du titre contre Rennes au Vélodrome.
Des arabesques de Larbi Ben Barek aux penalties de Roger Scotti, des coup-francs de Zarko Olarevic aux envolées de Georges Dard, des tacles de Carlos Mozer aux montées offensives de Maurice Gransart, de la rigueur de José Anigo à l'élégance d'Edouard Kula.
Des outrances de Jaguar Vasconcellos aux folies de Fabien Barthez, de la science de Di Lorto à la classe de Domingo, de la sobriété de Georges Carnus à la souplesse de Jean-Paul Escale, des bonds de José Moreira aux envolées de Steve Mandanda.
Des crochets mortels de Gunnar Andersson aux Papinades de JPP, des volées de Mario Zatelli aux tirs meurtriers de Manu Aznar, des frappes de Yazaldé aux boulets de Doudou Crut, des coups de canon de Kohut au bras d'honneur de Salif Keita, du bulldozer Jean Boyer à l'inimitable Didier Drogba..
De dribbles en dribbles, de Roger Magnusson à Chris Waddle, d'Abedi Pelé à Franck Ribéry, de Samir Nasri à Enzo Francescoli.
De la samba Brésilienne de Jaïrzinho et Paulo César aux coups de boutoir de Brandao.
De minots en minots
Du légendaire Jean Robin à l'historien André Gascard, du mage Zilizzi à l'élégant Franz Beckenbauer, de plat pays en plat pays, de Raymond Goethals à Erik Gerets.
D'un capitaine à l'autre, de Jules Zvunka à Didier Deschamps, de Marius Trésor à Mamadou Niang, de JPP à Jean-Jacques Marcel.
D'un coup de tête à l'autre, de celui de Zizou de la Castellane dans le ciel du Stade de France pour l'éternité à celui du stade Olympique de Berlin arrêté par un immense gardien, pas bouffon du tout.
De la chevauchée de Tigana contre le Portugal offrant la finale de l'Euro à Platini à la tête de folie de Dugarry contre l'Afrique du Sud pour lancer l'aventure de 1998.
Des coups de tête de Marcel Leclerc à ceux de Bernard Tapie, pour l'amour de l'OM de RLD, du chapeau de Montmirail aux cheveux blonds et au sourire de Margarita...
110 ans se sont écoulés....et on ne les a pas vus passer.








